6
Pouvoir

Charles de Gaulle

Militaire, résistant, homme d'État et écrivain français

Être

Charles de Gaulle (/ʃaʁl də ɡol/ ), couramment appelé le général de Gaulle ou simplement le Général, né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), est un militaire, résistant, homme d'État et écrivain français. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle fonde la France libre ; à la Libération, il préside le gouvernement provisoire à partir de 1944 jusqu'en 1946. Instigateur de la Ve République, il en est le premier président du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969. Élevé dans le culte de la grandeur nationale, Charles de Gaulle choisit une carrière d'officier dans l'armée de Terre. Au cours de la Première Guerre mondiale, il est blessé et fait prisonnier. Par la suite, il sert et publie dans l'entourage de Philippe Pétain, prônant auprès de personnalités politiques l'usage des divisions de blindés dans la guerre contemporaine. En mai 1940, alors colonel, il est placé à la tête d'une division blindée, la 4e division cuirassée, et mène plusieurs contre-attaques pendant la bataille de France, notamment le 17 mai à Montcornet et début juin à Abbeville. Il est dans la foulée promu général de brigade à titre temporaire. Pendant l'exode qui suit, il est sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud. Rejetant l'armistice du 22 juin 1940 demandé par Pétain à l'Allemagne nazie, il lance de Londres, à la BBC, l'« appel du 18 Juin », qui incite le peuple français à résister et à rejoindre les Forces françaises libres. Condamné à mort par contumace et déclaré déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, il entend incarner la légitimité de la France et être reconnu en tant que puissance par les Alliés. Ne contrôlant que quelques colonies, mais reconnu par la Résistance, il entretient des relations froides avec Franklin Roosevelt, mais bénéficie généralement de l'appui de Winston Churchill. En 1943, il fusionne la France libre au sein du Comité français de libération nationale, dont il finit par prendre la direction. Il dirige le pays à partir de la Libération. Favorable à un pouvoir exécutif fort, il s'oppose aux projets parlementaires et, refusant de suivre la majorité élue à l'Assemblée nationale, il démissionne en 1946. Il fonde l'année suivante le Rassemblement du peuple français (RPF), mais son refus de tout compromis avec ce qu'il juge être un « régime des partis » l'écarte de toute responsabilité nationale. Il revient au pouvoir après la crise de mai 1958, dans le cadre de la guerre d'Algérie. Investi président du Conseil et des pleins pouvoirs dans le contexte de l'opération Résurrection, il fait approuver la Cinquième République par un référendum. Élu président de la République par un collège élargi de grands électeurs, il prône une « politique de grandeur » de la France. Il affermit les institutions, la monnaie (nouveau franc) et donne un rôle de troisième voie économique à un État planificateur et modernisateur de l'industrie. Il renonce par étapes à l'Algérie française malgré l'opposition des pieds-noirs et des militaires, qui avaient favorisé son retour. Il poursuit la décolonisation de l'Afrique subsaharienne et y maintient l'influence française. En rupture avec le fédéralisme européen et le partage de Yalta, de Gaulle défend l'« indépendance nationale » : il préconise une « Europe des nations » impliquant la réconciliation franco-allemande et qui irait « de l'Atlantique à l'Oural », réalise la force de dissuasion nucléaire française, retire la France du commandement militaire de l'OTAN, oppose un veto à l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne, soutient le « Québec libre », condamne la guerre du Vietnam et reconnaît la Chine communiste. Sa vision du pouvoir, accordant un rôle central à un chef d'État qui tirerait sa légitimité d'un scrutin direct, l'oppose aux partis communiste, socialiste et centristes pro-européens. Ces formations critiquent un style de gouvernance trop personnel, voire un « coup d'État permanent », selon la formule de François Mitterrand, contre lequel de Gaulle est réélu en 1965 au suffrage universel direct,— un mode de scrutin qu’il a fait adopter par référendum en 1962 à la suite de l’attentat du Petit-Clamart le visant. Il surmonte la crise de Mai 68 après avoir semblé se retirer, convoquant des élections législatives qui envoient une écrasante majorité gaulliste à l'Assemblée nationale. Mais en 1969, il engage son mandat sur un référendum portant sur la réforme du Sénat et la régionalisation, puis démissionne après la victoire du « non ». Il se retire dans sa propriété de Colombey-les-Deux-Églises, où il meurt dix-huit mois plus tard. Considéré comme un des dirigeants français les plus influents de l'histoire, Charles de Gaulle est aussi un écrivain de renom. Il laisse notamment des Mémoires de guerre, où il affirme s'être toujours « fait une certaine idée de la France », jugeant que « la France ne peut être la France sans la grandeur ». Si sa présidence ne fut pas exempte de contestations, il apparaît, plus d'un demi-siècle après sa mort, comme une figure morale omniprésente dans la vie politique de la Cinquième République, la quasi-totalité de la classe politique lui rendant hommage et revendiquant à divers degrés son héritage.

113ATQ
62DEF
125PV
20VIT
92AUR
Prisme9355 / 375807

CartesPouvoir

Charles de Gaulle

Militaire, résistant, homme d'État et écrivain français

Charles de Gaulle (/ʃaʁl də ɡol/ ), couramment appelé le général de Gaulle ou simplement le Général, né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), est un militaire, résistant, homme d'État et écrivain français. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle fonde la France libre ; à la Libération, il préside le gouvernement provisoire à partir de 1944 jusqu'en 1946. Instigateur de la Ve République, il en est le premier président du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969. Élevé dans le culte de la grandeur nationale, Charles de Gaulle choisit une carrière d'officier dans l'armée de Terre. Au cours de la Première Guerre mondiale, il est blessé et fait prisonnier. Par la suite, il sert et publie dans l'entourage de Philippe Pétain, prônant auprès de personnalités politiques l'usage des divisions de blindés dans la guerre contemporaine. En mai 1940, alors colonel, il est placé à la tête d'une division blindée, la 4e division cuirassée, et mène plusieurs contre-attaques pendant la bataille de France, notamment le 17 mai à Montcornet et début juin à Abbeville. Il est dans la foulée promu général de brigade à titre temporaire. Pendant l'exode qui suit, il est sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud. Rejetant l'armistice du 22 juin 1940 demandé par Pétain à l'Allemagne nazie, il lance de Londres, à la BBC, l'« appel du 18 Juin », qui incite le peuple français à résister et à rejoindre les Forces françaises libres. Condamné à mort par contumace et déclaré déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, il entend incarner la légitimité de la France et être reconnu en tant que puissance par les Alliés. Ne contrôlant que quelques colonies, mais reconnu par la Résistance, il entretient des relations froides avec Franklin Roosevelt, mais bénéficie généralement de l'appui de Winston Churchill. En 1943, il fusionne la France libre au sein du Comité français de libération nationale, dont il finit par prendre la direction. Il dirige le pays à partir de la Libération. Favorable à un pouvoir exécutif fort, il s'oppose aux projets parlementaires et, refusant de suivre la majorité élue à l'Assemblée nationale, il démissionne en 1946. Il fonde l'année suivante le Rassemblement du peuple français (RPF), mais son refus de tout compromis avec ce qu'il juge être un « régime des partis » l'écarte de toute responsabilité nationale. Il revient au pouvoir après la crise de mai 1958, dans le cadre de la guerre d'Algérie. Investi président du Conseil et des pleins pouvoirs dans le contexte de l'opération Résurrection, il fait approuver la Cinquième République par un référendum. Élu président de la République par un collège élargi de grands électeurs, il prône une « politique de grandeur » de la France. Il affermit les institutions, la monnaie (nouveau franc) et donne un rôle de troisième voie économique à un État planificateur et modernisateur de l'industrie. Il renonce par étapes à l'Algérie française malgré l'opposition des pieds-noirs et des militaires, qui avaient favorisé son retour. Il poursuit la décolonisation de l'Afrique subsaharienne et y maintient l'influence française. En rupture avec le fédéralisme européen et le partage de Yalta, de Gaulle défend l'« indépendance nationale » : il préconise une « Europe des nations » impliquant la réconciliation franco-allemande et qui irait « de l'Atlantique à l'Oural », réalise la force de dissuasion nucléaire française, retire la France du commandement militaire de l'OTAN, oppose un veto à l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne, soutient le « Québec libre », condamne la guerre du Vietnam et reconnaît la Chine communiste. Sa vision du pouvoir, accordant un rôle central à un chef d'État qui tirerait sa légitimité d'un scrutin direct, l'oppose aux partis communiste, socialiste et centristes pro-européens. Ces formations critiquent un style de gouvernance trop personnel, voire un « coup d'État permanent », selon la formule de François Mitterrand, contre lequel de Gaulle est réélu en 1965 au suffrage universel direct,— un mode de scrutin qu’il a fait adopter par référendum en 1962 à la suite de l’attentat du Petit-Clamart le visant. Il surmonte la crise de Mai 68 après avoir semblé se retirer, convoquant des élections législatives qui envoient une écrasante majorité gaulliste à l'Assemblée nationale. Mais en 1969, il engage son mandat sur un référendum portant sur la réforme du Sénat et la régionalisation, puis démissionne après la victoire du « non ». Il se retire dans sa propriété de Colombey-les-Deux-Églises, où il meurt dix-huit mois plus tard. Considéré comme un des dirigeants français les plus influents de l'histoire, Charles de Gaulle est aussi un écrivain de renom. Il laisse notamment des Mémoires de guerre, où il affirme s'être toujours « fait une certaine idée de la France », jugeant que « la France ne peut être la France sans la grandeur ». Si sa présidence ne fut pas exempte de contestations, il apparaît, plus d'un demi-siècle après sa mort, comme une figure morale omniprésente dans la vie politique de la Cinquième République, la quasi-totalité de la classe politique lui rendant hommage et revendiquant à divers degrés son héritage.

Lire l’article sur Wikipédia

Comment ces statistiques sont calculées

Chaque valeur est dérivée d’une mesure de l’article, sans intervention manuelle. Les mesures ci-dessous ont été relevées le 6 septembre 2026.

ÊtreOccupe une case et attaque.

ATQ

Attaque

Taille de l’article

113 / 120

DEF

Défense

Densité et nombre de références

62 / 120

PV

Points de vie

Ancienneté et nombre de révisions

374 / 400

VIT

Vitesse

Activité d’édition récente et tendance des vues

20 / 30

AUR

Aura

Nombre de langues et d’articles liés

92 / 100

Les Points de vie se lisent au 3ᵉ en combat : cet Être entre en jeu avec 125. C’est ce nombre qui est imprimé sur la carte — l’Attaque plafonnant à 120, des Points de vie à pleine échelle demandaient cinq coups pour abattre un être.

Taille de l’article

174 ko

Sources citées

319

Sections

60

Révisions

7 305

Révisions sur 90 jours

40

Articles liés

4 958

Éditions linguistiques

174

Vues sur 12 mois

1 336 412

Créé le

4 mai 2002

Déclarations Wikidata

389

Prisme — 100,0ᵉ centile de notoriété

La rareté classe les cartes selon la célébrité de leur sujet : lectures, nombre de langues et articles qui y renvoient. Ce palier apparaît dans 0,05 % des cartes tirées en booster. Il ne dit rien de la puissance de la carte, qui vaut ici 803 sur 1000.

Pouvoiravantages de type

Fort contre

CultureSavoir

Faible contre

HistoireVivant

L’article source

Cette carte correspond à l’élément Wikidata Q2042, présent dans 174 éditions de Wikipédia.

Illustration : fichier sur Wikimedia CommonsOffice of War Information, Overseas Picture Division. [1] The image prefix (LC-USW3) at the Library of Congress image page matches that of pictures from the OWI collection (see prefix list here . licence Public domain. Texte de l’article sous licence CC BY-SA 4.0.

Autres cartes Pouvoir